Le verdict est tombé comme un couperet le 24 juillet 2026 au tribunal de circuit de Lawra, dans la région de l’Upper West. Kwame Ti-Zaaekuu, un homme de 47 ans, a été condamné à une peine de 20 ans d’emprisonnement assortie de travaux forcés pour avoir commis l’inceste sur sa fille biologique de 17 ans. Ce procès, qui a mis en lumière un cycle de violences sexuelles et de menaces de mort, marque une victoire significative pour la protection des mineurs au Ghana. Au-delà de la sanction pénale, le tribunal a ordonné une prise en charge globale de la victime, rappelant que la loi reste le dernier rempart contre la barbarie domestique.
La salle d’audience du tribunal de circuit de Lawra a été le théâtre d’un dénouement judiciaire attendu par toute une communauté. Le juge Stanley Adjei a scellé le sort de Kwame Ti-Zaaekuu, mettant fin à une affaire qui a profondément ému l’opinion publique ghanéenne.
L’enquête, minutieusement menée par la police du district de Lawra, a révélé une réalité glaçante. La victime, une adolescente de 17 ans et élève du premier cycle du secondaire (JHS), subissait les agressions sexuelles répétées de son propre père pendant une période prolongée. Pour s’assurer du silence de sa fille et étouffer ses crimes, l’homme de 47 ans utilisait la peur comme arme, la menaçant régulièrement de mort si elle osait dénoncer les faits.
Reconnu coupable d’inceste et de menaces de mort, Kwame Ti-Zaaekuu n’a bénéficié d’aucune clémence. Le tribunal l’a condamné à 20 ans de prison avec travaux forcés pour l’inceste, auxquels s’ajoutent 10 ans pour les menaces de mort. Ces peines étant concurrentes, le condamné purgera un total de deux décennies derrière les barreaux. Ce jugement ferme envoie un signal clair aux auteurs de violences domestiques : l’impunité n’a pas sa place, même au sein du cercle familial.
Conscient du traumatisme subi par la jeune fille, le tribunal ne s’est pas limité à la sanction pénale. Il a officiellement ordonné au Département de la protection sociale de Lawra de fournir à la victime un accompagnement psychologique et un soutien psychosocial complet. Cette mesure vise à aider l’adolescente à se reconstruire après des années de maltraitance.
Le Commandement régional de la police de l’Upper West a salué le professionnalisme des enquêteurs et du procureur dans cette affaire. Dans un appel au civisme, les autorités policières exhortent désormais la population à signaler systématiquement tout cas de violence sexuelle ou domestique, afin que les victimes puissent bénéficier d’une protection judiciaire et que les bourreaux répondent de leurs actes devant la nation.