
Au lendemain de l’élimination de l’équipe malienne en quart de finale, le marabout au cœur de la polémique est enfin sorti de son silence. Face aux nombreuses critiques et aux réactions parfois violentes à son encontre, il a tenu à donner sa version des faits et à apaiser les tensions.
Selon ses déclarations, il rappelle d’abord le rôle qu’on lui attribuait avant la compétition.
« Quand je vous ai envoyés en quart de finale, vous étiez contents, non ? », a-t-il lancé, soulignant que ses interventions spirituelles avaient été saluées tant que les résultats suivaient. Il affirme même que, dans l’euphorie de la qualification, de nombreux supporters se seraient rendus chez lui pour célébrer, envahissant sa maison dans une ambiance festive.
Cependant, après l’élimination, le ton a changé. Le marabout explique que, malgré ses prières et ses rituels, l’issue du quart de finale ne lui a pas été favorable.
« Mais si, en quart de finale, Dieu ne m’a pas écouté, vous devez aussi comprendre », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que tout ne dépend pas de lui et que, selon sa foi, la décision finale revient toujours à Dieu.
Il a également tenu à condamner les débordements survenus après la défaite et à remercier les forces de l’ordre.
« Je remercie surtout la police d’être intervenue au bon moment », a-t-il ajouté, laissant entendre que la situation aurait pu dégénérer sans cette intervention.
Cette sortie médiatique relance le débat sur la place des croyances mystiques et des pratiques traditionnelles dans le football africain. Si certains supporters continuent de croire fermement à l’influence des marabouts sur les performances sportives, d’autres appellent désormais à plus de lucidité, rappelant que les résultats se jouent avant tout sur le terrain, grâce au travail, à la tactique et à la préparation des joueurs.
Quoi qu’il en soit, cette affaire illustre une fois de plus la pression immense qui entoure le football au Mali, où chaque victoire est célébrée avec ferveur et chaque défaite vécue comme un drame national.
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